Extrait de la lettre d’adieu laissée par Jeong avant de se suicider.
« Les travailleurs immigrés sont aussi des êtres humains. Pourquoi ne me paient-ils pas pour mon travail ? Je ne peux pas retourner chez moi parce que je n’ai pas d’argent. J’ai décidé de me tuer car il n’y a pas d’autre solution. »
Cette femme chinoise de trente-quatre ans travaillait en équipe de nuit avec une durée de travail quotidienne de douze heures.
En Corée du Sud, selon un nouveau rapport d’Amnesty International, des dizaines de milliers de travailleurs immigrés sont victimes de discrimination, sont exploités et travaillent dans des conditions épouvantables. Nombre d’entre eux se retrouvent piégés dans la spirale de l’endettement et sont obligés de travailler illégalement parce que leurs employeurs retiennent leurs salaires et que la législation fait qu’il est difficile de changer d’emploi en toute légalité.
La Corée du Sud est le premier pays en Asie dont la législation protège les droits des travailleurs immigrés. Mais deux ans après l’entrée en vigueur, le 17 août 2004, de la Loi relative au permis de travail des travailleurs immigrés, les travailleurs étrangers sont toujours confrontés à de nombreux abus, des risques professionnels, et à l’absence d’espoir d’obtenir réparation.
L’économie sud-coréenne bénéficie énormément des travailleurs immigrés, mais dans bien des cas, ces travailleurs sont exploités, victimes d’abus et traités de manière épouvantable.
