Ecoutez cette AI Audio News…
Le texte enregistré…
Amnesty International demande que des mesures efficaces soient prises immédiatement pour protéger les civils de l’est du Tchad. Les viols et les massacres se poursuivent dans cette région et la population ne peut plus continuer d’attendre une protection. Amnesty International considère que, comme dans la région voisine du Darfour, au Soudan, des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre sont commis dans l’est du Tchad.
Une jeune fille de quatorze ans a ainsi assisté à l’exécution sommaire de 19 hommes par les Janjawids à proximité du village de Wiririké, dans la région de Darsila, le 11 octobre 2006. Elle raconte :
« Il était environ midi et je rentrais au village quand trois hommes à cheval m’ont poursuivie et attrapée. Ils m’ont frappée et m’ont attaché les mains dans le dos avec une corde, puis ils m’ont passé une corde autour du cou et m’ont obligée à courir à côté d’eux. Ils ont aussi capturé mon oncle. Ensuite, ils nous ont emmenés vers le village ouaddaï de Wiririké et nous ont mis dans un champ juste à côté du village. En tout, il y avait 19 hommes attachés les mains dans le dos et une cinquantaine d’hommes armés. Un homme en uniforme vert s’est approché et a abattu les hommes les uns après les autres d’une balle dans la tête. Une des balles n’a pas marché, alors il a pris un bâton et a brisé le crâne de l’homme. Ils ont tous été tués… »
Amnesty International se demande combien de témoignages il faudra encore pour convaincre le gouvernement tchadien et les Nations Unies d’agir rapidement et efficacement pour protéger les civils.
